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LUDIX 2012

Lors de ce dernier week-end, avait lieu, à La Roche-Blanche, dans le département du Puy-de-Dôme, la troisième édition du Concours National de Créateurs de Jeu de Société: LUDIX 2012. C’était donc l’occasion d’une sortie familiale.

Le principe est dans le nom de la réunion: des prototypes de jeu de société, proposés par des auteurs, dans le but de gagner un gros lot assez intéressant quand même: un contrat avec un agent d’auteurs de jeu.

Vous lisez bien, c’est un métier qui existe, il est possible d’être conseillé si l’on veut éditer son propre jeu. C’est une des finalités de Forgenext et le travail de Gaëtan Beaujannot.

Malheureusement, nous ne sommes pas restés assez longtemps pour tester tout ce que nous voulions, mais les filles ont été particulièrement enchantées de pouvoir tester quelques jeux, ce qui change des après-midi familiaux.

Nous avons commencé, avec n°1, 9 ans et demi, par une partie de Galaxies de Christian Dequin, que ma fille aîné a brillamment remporté devant son père, l’auteur et le vainqueur du LUDIX d’or 2011, Jean-Yves Monpertuis.

Nous avons à faire à un jeu de cartes légèrement agressif, avec, comment dire, un peu de gestion de ressources. Pour gagner, il faut absolument poser des galaxies, ce qui nécessite des étoiles, des amas plus ou moins gros ou alors « conquérir » des nouvelles étoiles, constituant des constellations connues. Tout cela est agrémenté de cartes un peu pénibles, comme des trous noirs permettant de détruire les cartes des adversaires.

Cela, à mon sens, manque encore d’équilibre. Il faut en effet constituer son deck en début de partie, même si l’auteur nous en avait donné un pré-construit, ou presque, en n’oubliant pas de prendre en compte les diverses voies de victoire.

Il n’y a rien de bien original dans ce jeu, mais il est accessible dès 8 ans, à partir du moment où les enfants ont accepté l’agression. Je doute cependant qu’un des éditeurs présents au festival plonge dans le grand bain d’une édition de ce jeu.

Le plateau de Galaxies en cours de partie.

Pendant ce temps, n°2, 5 ans et demi, et Madame jouent à Bas les pattes, une sorte de clone de Tous au dodo, réalisé par l’équipe d’un Relais Assistantes Maternelles de l’Allier. Il s’agit sûrement du candidat le plus improbable dans ce genre de concours.

Un tour de roue et on place une tuile sur le tableau magnétique, afin de faire un joli tableau en commun. Mais attention, le vilain chat vient mettre ses pattes dans la peinture et laisser ses traces sur le tableau.

Il faut donc espérer faire un tableau avec le minimum de pattes de chats, en tout cas moins de la moitié de la surface.

C’est mignon tout plein, on imagine déjà de jolis illustrations d’un grand maître actuel, comme Marie Cardouat, par exemple.

Il n’y a rien de plus que dans Le Verger de chez Haba, par exemple, mais c’est un moyen simple et rapide de faire entrer les enfants dans le jeu, et son corollaire, la règle.

En tout cas, critique finale de n°2, « C’est bien, mais maintenant on passe à un jeu de mon âge! »

Bas les pattes, le jeu du chat-peintre

Alors passons à un jeu pour elle, justement, avec RaceboW, de Frédéric Martin, dans lequel les joueurs vont essayer de reconstituer un arc en ciel, lors d’une course folle, entre mines, cieux et ras-du-sol.

J’ai aidé ma fille, en réfléchissant à ce que je pouvais faire, aux déplacements de notre pion pour être bien placé, mais malheureusement, nous avions la position de premier joueur, qui m’a semblé nettement désavantageuse. Ce jeu nécessitera des réglages, c’est sûr, pour être praticable.

La partie était cependant relativement tendue, face à des enfants un peu, comment dire, inexpressifs, ce qui m’a troublé, habitué aux expressions diverse et variées de mes camarades de jeu, tout autant que celle de mes filles. Et avec tout cela je n’ai pas fait de photos du prototype.

Pendant ce temps-là, n°1 et Madame jouaient aux Clés de Yannick Lidy, une sorte de Mille-Bornes (c) où chacun essaie de fabriquer trois clés avec les différentes cartes piochées. Encore une fois, c’est mignon, mais sans plus.

Les clés (du bonheur ludiques?)

Je termine ma petite balade avec quelques photos de jeux auxquels mes camarades de club ont joué, mais sans moi, en finissant par le prototype de Jean-Yves Monpertuis, Gangs of New York, que j’ai testé plusieurs fois en club, et qui a gagné le Prix spécial du jury cette année.

3 prix en 3 ans, belle performance Jean-Yves.

Flint de Emmanuel Fille et Rodrigue Navarro

Gangs of New-York 1890

Salut le monde

Allez, 40 ans, c’est le bon âge pour commencer un blog. Il n’y a rien à gagner, rien à perdre sauf un peu de mon précieux temps, si utile à jouer pourtant.

Oui Messieurs Dames, encore un inutile bavard qui va parler de jeu de société, encore quelqu’un qui n’ a rien d’autre à faire de sérieux dans la vie, encore un fonctionnaire qui ne fait rien.

En fait, il ne s’agit que du plaisir du partage, de la vie en commun, de la petite lueur de compréhension dans les yeux des enfants, que ce soient les miens ou ceux des autres, de mes fille ou de mes élèves.

Oui, le jeu, c’est du sérieux parce que c’est ni plus ni moins que la seule activité qu’il nous reste de notre enfance, parce que c’est la seule activité que l’on partage facilement avec tout son entourage, même s’il prend de la place.

Allez, 40 ans, c’est le bon âge pour ne plus s’en faire, et ne pas s’embêter avec le regard des autres, même si l’on expose par un blog.