Un nouvel élan

Vendredi soir, j’ai enfin pu jouer au Trône de Fer, le jeu de plateau inspiré par la saga de l’auteur américain Georges R. R. Martin.

Pour l’instant, les livres sont au nombre de cinq, mais le jeu n’est basé que sur le premier à peu près.

C’est un monde plutôt cohérent, bien défini, même si la cosmogonie n’est peut être pas encore aussi développée que celle du Seigneur des Anneaux.

L’auteur est un scénariste de séries télévisées, et cela se sent dans la construction des ses écrits. Il est d’ailleurs consultant sur la série inspirée par son œuvre, actuellemnt produite par H.B.O., chaîne américaine cryptée, qui met de gros moyens financiers sur cette adaptation.

Il existe au moins deux autres jeux autour de cet univers, un JCE (Jeu de Carte Évolutif), qui raconte de manière plus détaillée les aventures des différents héros de l’histoire et les Batailles de Westeros, inspiré du système C&C de Richard Borg.

Martin n’est d’ailleurs pas très tendre avec ses héros. Il n’hésite pas, dès les premiers chapitres, à en rendre un infirme à vie.

Ce monde cruel et très masculin, même si les femmes, au pouvoir lorsque les hommes meurent, ne sont pas des tendres non plus, lui a été inspiré à la fois par l’Europe du Moyen-Age et la Guerre des deux Roses qui ravagea en son temps l’Angleterre.

La très grande île de Westeros, protégée au nord des glaces éternelles et de ses dangers par un Mur immense, surveillé par La Garde de Nuit, ramassis de nobles déchus, de bâtards et de repris de justice, est partagée entre sept grandes familles, sept royaumes unifiées il y a longtemps de cela par un étranger arrivé sur son dragon.

Résumé du jeu – Mécanique

Nous arrivons après les évènements et le coup d’état qui ont mis à bas la dynastie Targaryen (Le Dragon) et le Roi Fou Aerys II au profit de Robert Baratheon (le Cerf).

Chaque joueur incarne une des 6 Maisons principales, puisque Le Dragon n’est plus présent sur cette île.

  • Le Cerf Baratheon
  • Le Loup Stark
  • La Seiche Greyjoy
  • Le Lion Lannister
  • La Rose Tyrell
  • La Lance et le Soleil Martell

C’est une guerre, chacun va donc recruter des troupes marines ou terrestres, montées ou à pied, et même construire des engins de siège.

Les joueurs vont pouvoir déplacer leurs troupes pour guerroyer, influencer les provinces adverses, et même essayer de forger quelques alliances avec ses voisins.

L’objectif est simple, il faut être le maître de 7 châteaux représentés sur le plateau avant la fin des dix tours de jeu, ou bien en avoir le plus à la fin des tours.

Bien évidemment, il y aura des évènements (3 par tours) qui vont permettre de bouleverser un peu l’ordre établi.

Les actions des joueurs sont gérés par l’intermédiaire de jetons d’ordre placés dans chaque province contrôlée, puis révélés et appliqués dans un ordre pré-déterminé par une piste d’influence.

En clair, c’est simple et efficace.

Matériel

Le jeu, édité par l’américain FFG et traduit en français par EDGE, société franco-espagnole, contient comme d’habitude beaucoup de matériels, avec des cartes, des pions et des petites figurines en plastique dur. C’est le premier problème du jeu.

J’ai eu du mal à faire la différence entre les trois unités terrestres (fantassin, cavalier, arme de siège). Quant au bateau, plusieurs de mes camarades y on plutôt vu un suppositoire.

Le plateau est conséquent, mais contient évidemment une grosse erreur d’impression sur les pistes d’influence. Le graphisme est sobre sans plus. Les illustrations semblent reprendre le graphisme du JCE.

Mais encore une fois chez FFG/EDGE, les cartes sont petites, et l’ont ne profite pas vraiment des ces illustrations.

Bon point quand même, les paravents tiennent en place. C’est la moindre des choses.

Ambiance – Plaisir de jeu

J’attendais avec beaucoup d’impatience cette partie, et je reviens relativement déçu.

Ce qui m’a le plus amusé lors de cette partie, finalement, c’est la somme de vannes faites par mes camarades connaissant la série de livres au sujet de l’univers.

J’ajouterai que lorsque nous jouions des cartes de notre main, celle-ci représentant des héros des livres, personne ne donnait leur nom (Robb Stark, Balon Greyjoy, La Vipére Rouge, Mélisandre, …), mais seulement leur force et leur pouvoir spécial.

De même, personne ne faisait attention, ou presque à la toponymie, pourtant très importante dans le roman.

Sommes-nous passés à côté de quelque chose? Je ne le pense pas, parce que je connais assez bien maintenant ce groupe de joueurs, et leur façon d’être, pour savoir que tout le monde était bien dans son rôle vendredi soir.

Je pense que je m’amuse plus avec un bon Time’s Up, ou même avec quelque chose de plus lourd, comme un TTA, parce que cela me demande une cogitation plus importante.

Finalement, on sent le jeu de commande, avec un mécanisme relativement plaqué sur un thème qui lui sied, mais sans âme.

Je ne pense pas rejouer à ce jeu, mais j’essaierai bien Battle of Westeros, la réédition de Batllelore dans cet univers.

Le site de EDGE: http://www.edgeent.com/v2_fr/index.asp

Le site de La Garde de Nuit: http://www.lagardedenuit.com/blog/

La fiche du jeu sur Tric-Trac: http://www.trictrac.net/index.php3?id=jeux&rub=detail&inf=detail&jeu=1703

La fiche du jeu sur BGG: http://boardgamegeek.com/boardgame/103343/a-game-of-thrones-the-board-game-second-edition

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